Accueil » Article » Le maraîchage, activité bessancourtoise historique

Le maraîchage, activité bessancourtoise historique

maraichage à bessancourt

La commune de Bessancourt, bien que située à la limite de la zone urbanisée de la région parisienne, conserve un caractère rural. Les zones naturelles et agricoles représentent prés de 70 % de son territoire. En effet, le territoire s’étend sur 630 ha de la butte de Montmorency à la plaine agricole de Pierrelaye-Bessancourt (qui compte prés de 320 ha). Cet espace agricole fut longtemps préservé grâce à l’activité du maraîchage, présente depuis une centaine d’années sur le territoire.

Le déclin de la vigne et l’émergence du maraîchage

L’activité agricole de prédilection de la commune jusqu’à la fin du 19e siècle est la production viticole. Bessancourt était avant tout un village de vignerons et la vente de vin représentait l’activité économique principale.
Avec le développement du chemin de fer au 19e siècle, les vins du sud nourris de soleil et plus doux au palais, sont rendus accessibles à la région parisienne. Les vins locaux, moins goûteux, déclinent. La vigne perd du terrain sur le territoire communal, passant de 20 ha en 1880 à 1 ha en 1900.
Mais à côté de la vigne, s’est développée une culture de subsistance importante de céréales (blé, orge, seigle), de graines potagères (lentilles, fèves, pois) et de plantes textiles (chanvre et lin). De nombreux arbres fruitiers (cerisiers, pommiers, noyers) étaient également présents sur le territoire.

100 ans de maraîchage et d’irrigation

A la même époque, la mise en place de l’épandage agricole à des fins d’épuration pour les eaux usées de la ville de Paris, a permis le développement du maraîchage sur l’ensemble des communes de la plaine agricole de Pierrelaye-Bessancourt. Grâce à un réseau d’irrigation, la fertilisation des sols sableux devient possible et le maraîchage rentable.
Les vignerons font bientôt de la culture maraîchère une activité commerciale, dépassant la simple activité vivrière. Ils deviennent ainsi maraîchers.
Ils se rendent dans les différents marchés de la région afin de vendre leurs produits. Certains utilisent même la charrette à cheval pour aller jusqu’aux Halles de Paris. D’autres s’adressent aux approvisionneurs qui profitent de l’arrivée du train pour expédier leurs marchandises par le chemin de fer. Les marchandises étaient souvent entreposées dans de grands hangars, comme celui situé derrière le café de la gare.

Les années 2000 : la plaine agricole, un espace d’intérêt régional à protéger et à valoriser

Avec la disparition progressive des exploitations agricoles et la pollution des sols (engendrée par la pratique historique de l’épandage des eaux usées), le maraîchage est devenu marginal dans l’économie de la commune.
Aujourd’hui, la plaine agricole appartient à la ceinture verte de la région parisienne et fait l’objet d’une réflexion à long terme pour une gestion durable qui passe par :

  • le maintien de sa vocation agricole,
  • la recherche de solutions agronomiques pour dépolluer les sols,
  • la maîtrise de l’étalement urbain aux franges de ce territoire.

Les publications